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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 17:36

Gilles Aillaud

 

 

Là tu risques de t’embrouiller dans les genres ou de radoter avec le genre neutre allemand… Tant pis.

L’enfant est gentille.

L’enfant dans les bras de sa maman tend le doigt vers l’objet qui t’a annoncée, une sonnette, un écouteur.

L’enfant t’examine. Les cheveux de l’enfant ont poussé dans la nuque.

L’enfant ne te quitte pas du regard, elle t’emmène dans sa chambre, elle veut bien, tu lui as demandé, vous vous prenez la main, tu te déchausses sur le seuil. Elle enlève ses chaussons. On fait pareil. C’est plus tard que tu embrasses ses petons. Après avoir assis dans le fauteuil rose la panthère, la poupée chiffon, après qu’elle a fait chanter les livres de comptines, qu’elle a chipé l’écharpe de papa qui sèche près du radiateur – elle a noué l’écharpe autour de son cou comme papa le fait. Elle aime quand tu embrasses à la folie ses pieds, tu aimes à la folie. Tu vois la petite tant si bien aimée. Vous tournez les pages d’un livre animalier très compliqué aux dessins très primaires, la vache est une charolaise, l’insecte est un doryphore, le serpent un anaconda, l’enfant s’assied dessus, elle a raison. Le chat se pelotonne sur tes cuisses, tu peux encore sentir les petits pieds sous tes lèvres, tu sens encore la petite bouche sur ta joue.

Nous sommes des gentils, nous sommes tant aimés.

Bientôt tu offriras un livre de Gilles Aillaud à l’enfant Ava.

 

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Published by emmanuelle grangé
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commentaires

l e b A b e l 18/03/2016 21:51

Das Enfant, oui… Muß es sein : es muß sein. Alors on sait que le lieu et l'instant parlent de poésie.

Jean-Marc 18/03/2016 18:09

Je t'envie ces moments, puis es fais miens

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