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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 09:51

 

 

 

 

Ça en devenait transparent, invisible. Il n’y avait plus de douleur, c’était presqu’un regret, c’était ainsi et mieux. Ça roulait. Le mur se couvrait du rouge de la vigne, les oiseaux recrachaient toujours des noyaux sur la terrasse, mais de quels fruits à noyau on ne savait. Quelques roses dressaient encore leur calice. On revêtait un pullover, un imper. On regrettait déjà, on s’y faisait. On louait l’automne.

Une femme était, un homme pensait faire, l’enfant voyageait. Une trinité rentrait dans l’ordre des choses. Oh, bien sûr, des dérapages sont advenus, une mort en plein été, des guerres, le même homme encore jeune près de la cabine téléphonique disparu fin juin réapparu en septembre, il a le teint fouetté par le soleil, j’ai parfois la pièce, en tout cas on se souhaite « bon courage ».

C’était hier soir ou tôt ce matin, je brosse mes dents, le coton imbibé d’eau micellaire devient brun gris, je n’exagère pas. Où ai-je traîné mon teint ?

 

 


 

 

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Published by emmanuelle grangé - dans sans
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commentaires

GUARDIOLA 13/09/2013 14:12

C'est concis, subtil, singulier, à dose emmanuellesque, quoi.
André, vendredi 13.

le babel 13/09/2013 13:58

Reflet subtil dans l'écrin, cerise sur le gâteau : Over-blog m'a alerté. peut-être lui aussi avait-il apprécié ?

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