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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 10:23

La fenêtre donne sur une cour vénitienne, il y a réverbères et théâtre en bas, mais nous sommes malentendants alors aux bruits de la rue. Le parquet se laisse glisser, la preuve, mon manteau s'y jette patineur. Les savons, gels, serviettes ne trébuchent pas du tout, la salle de bain est vaste, éclairée par la cour, cela suffit. Je ne vois ma pensée qu'au bout de mon nez, tous attendent pour applaudir.

C'est une nuit comme jamais, c'est à dire. Je vous attends, j'ai cette prétention-là, vous me connaissez si bien, votre main sur ma nuque. Nous veillons à la fenêtre qui éclaire en latéraux, le summum pour le partenaire qui se doit d'entendre et non plus voir les yeux parlants, nous regardons les sujets déambuler, vers 23h ça grouillera sur la place à la sortie du spectacle.

Nous avons la connivence à la pointe de la langue, nous parlons allègres sans sourciller. Quel jour sommes-nous ?

Nous avons notre temps éclairé ou non, infini, muet, presque.

 

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