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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 10:31

Qu'est-ce qui pousse après la grêle à écrire ? Un rien de ça au ventre, le jasmin qui n'en peut plus d'être secoué à ses bourgeons grelotteux, la dérogation arrachée au seing, les fantômes, je crois dur aux fantômes, le ciel vu à l'horizontale la tête couchée dans le sable, sûrement les pages découvertes, quelquefois juste une ligne, le déluge des événements ?

Je m'y crois jusqu'au bout des doigts ! J'ai un carnet chiffonné ou l'enveloppe non ouverte d'une facture au fond de mon sac, et je note d'urgence là-dessus, et j'oublie, en revanche, je me rappelle les circonstances, vous m'encouragez voire vous m'admirez pour la persévérance de mon simili fouillis. Tout ne me hante pas, mes spectres sont définis, si. Il m'arrive de me reposer sur votre épaule, nous ne savons plus quelle heure il est, par la fenêtre je vois les nuages, vous me demandez filent-ils ? Je réponds oui, le ciel est tout blanc d'un coup, je sais qu'il y a du vent dehors, et vous me protégez. Nous pensons qu'à la saison prochaine nous allumerons une cigarette dehors, les trottoirs n'auront pas besoin de nous supporter tant nous glisserons une écharpe autour du cou, c'est votre goût pour la peinture slave. Vous m'êtes indispensable comme le monde, vous n'êtes pas rond sauf votre épaule. Vous m'apaisez.

Nous traversons la ville, il n'y a guère que les petits bonshommes des feux de signalisation pour nous rappeler que nous sommes à l'ouest ou à l'est. Berlin est une mémoire. On n'y ravale que les façades.

 

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