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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 11:19


MERCI à VOUS, vos réponses m'enchantent.

 

Meck répondra plus tard, je suppose, je n'ai pas de nouvelles, il n'est pas connecté.
Skarod est en vacances, j'attends ses nouvelles du Léman,
il y aura donc un bis à l'interview 2.

(E.G.)

 

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E.G :
Je vous ai rejoint dans la casbah, j'ose vous demander d'où vous venez, quel vol avez-vous pris pour m'attendre là ? Vous êtes à contre-jour, je ne vois pas bien votre visage, votre main, oui, qui tend vers la mienne...

zoubida :
C'est à vous de me le dire, moi j'ai toujours été là; je ne suis pas matérialiste mais je garde les endroits.Cette pièce, surtout, mon grand père l'appelait le "gourbi".Il disait qu'elle ressemblait à ce qu'il avait dans la tête; un sage mon grand père. Il adorait la france, il m'avait confié qu'il y avait eu une maitresse lorsqu'il était soldat...mais je m'égare, excusez-moi.Alors quel vol avez-vous pris?




E.G:
Je ne suis pas revenue à Nice depuis 20 ans je crois bien, le sais-tu pour m'avoir donné rendez-vous ici ?

Alain Descarmes :
Oh vous savez la plage, les anglais, le Negresco, c'est vite vu. Mais je me plais bien ici, pour l'entre-saison. C'est la ville et c'est la mer; c'est la ville et c'est la montagne. Et puis ces chaises en osier et ces transats rayés, ces parasols, tout simplement, et la blancheur de l'air. Et alors comme ça vous-même vous connaissez ?

 

 
E.G:
Merci de m'avoir prêté un pull, nous sortons dans le jardin d'un commun accord. D'où viens-tu, Thierry ?

Wasicu :
Une étrange question: D'où viens-tu ?
Je viens de tellement d'endroit à la fois.
Je suis né dans la région parisienne, à Saint Mandé en 1959 mais je suis mort à Paris pour renaître dans la Brie, en Corse, en Bretagne, dans le marais poitevin et dans les Pyrénées.
Est-ce que j'en viens ? Non, plus maintenant, pourtant une partie de moi, indestructible, provient toujours de ces lieux.
De là, je suis parti en Allemagne.
Ich weiß dass du drüben gelebt hast. Dort bin ich auch gestorben.
A Polleben, le village où j'ai fondé ma famille, je suis mort aussi et revenu à la vie en Allemagne, au Canada et aux États-unis.
Tu vois cette question n'a que l'apparence de la simplicité. C'est un peu comme si tu me demandais: Qui es-tu ?
Je suis d'où je viens avec une poignée d'épices en plus...
Désires tu savoir d'où je viens aujourd'hui ? De la boulangerie !
Pour hier, il me semble avoir déjà répondu...

 

 

E.G:
Sais-tu que je ne connais pas ta baie ? Mais l'ocean combien ! M'y voilà conviée. Ce que je lis de toi est de plus en plus personnel, je veux dire de plus en plus toi, tu offres tes horizons, je me trompe ?

mAnaniya :
au gré des marées et des courants. Ombrageuse parfois, elle sait se faire langoureuse en J'aime ma Baie plus encore que l'océan parce qu'imprévue, mouvante comme le sont ses sables qui dérivent s'étirant voluptueusement à l'infini.
Quand on croit l'avoir enfin apprise, elle se présente sous une autre forme qui déroute, requestionne, émerveille.
Il en est selon moi de même pour cet univers virtuel qu'est MySpace où des milliers de sensibilités sont présentes.
Chacune d'entre elles ne laisse entrevoir que d'infimes parcelles d'une intimité savamment voilée-dévoilée en morceaux choisis de textes, images, sons, laissant à "l'ami" attentif le soin d'assembler peu à peu les pièces du puzzle ou de les laisser éparses.
Le pluriel que tu as choisi pour "horizons" me va donc bien.
Je ne crois pas que ce que j'écris soit "de plus en plus personnel", "de plus en plus moi" mais que tu disposes de plus en plus de "pièces" qui formeront peut-être un jour une image aussi fugace que celle du kaléidoscope.
D'un horizon à l'autre je ne suis ni tout à fait la même ni tout à fait une autre.
Comme le sont mes "amis" dont je lis, écoute et vois ce qu'ils donnent d'eux en partage.
Et pourtant, quand je crois les avoir enfin aprochés au plus près, ils s'échappent et m'étonnent toujours.
Et pourtant "je fais toujours ce rêve étrange et pénétrant..."




E.G:
4 étages, pas à bout de souffle, tu m'offres une cigarette ? Tiens, « Le stade de la Résistance »...

The ultimate Ginger Ninja :
Le stade de la Résistance est loin et proche, je ne le vois pas de mes fenêtres mais je le ressens depuis un jour d'août, où elle est partie sans me dire adieu. Alors, je l'ai bâti comme un Wembley personnel, un Arms Park aux tribunes immenses. Ne rien laisser aux chiens, jamais, et ne pas baisser la tête.
Un jour, j'y suis allé. Il me fallait prendre le bus et traverser toute la ville. Des amis y jouaient. C'est un tout petit terrain en herbe qui sent le jardinier municipal et la tondeuse à pétrole. Je n'ai gardé que son nom et l'odeur des herbes coupées.
Allumons la cigarette. Une Camel, bien sûr. Te voilà dans cette chambre aux murs couverts par les affiches révoltées de ma jeunesse gauchiste. Au dessus de l'encoche qui accueillait le lit, la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, une photo de Mandela, un autocollant de 1988 avec le profil de Mitterrand. Pourquoi garder tout cela ? Mais parce que ce sont mes racines immobiles. La honte est de ne pas assumer. On peut rire de ses tumultes, les moquer, avouer que l'on s'est trompé, mais il ne faut pas avoir honte.
Je craque l'allumette. Je ne suis pas essoufflé. Nous sommes dans une maison de la reconstruction, un seul étage, un cube laiteux, géométrique et fonctionnel, beau comme à Brest. Connais-tu Brest ? Non. Les gens parlent sans savoir. Il ne pleut pas. Je t'écoute. Qu'est-ce que tu veux savoir ?




E.G:
Guaruja... 16 février, cette année enfin nous fêtons ensemble notre anniversaire, mais que me tends-tu ?

Fanfan :
main tendue, bienveillance, admiration, amitié, tendresse, humour, espoir, sororité...

 


E.G:
Je vous ai bien reconnu ! Non pas à vos lunettes, mais à votre léger sourire qui fait de l'ombre aux « lettres de Julie de Lespinasse au marquis de Guibert » que je feuillette. Il est 11h. Ravie. Où allons-nous ?

Christian :
Si vous le désirez, nous pourrions nous asseoir à cette table, là, devant le bar, à deux pas. Mi-ombre, mi-soleil. Pour un apéritif, par exemple? L'heure peut s'y prêter après tout... Et puis, vraiment, tout le plaisir est pour moi! Je venais juste d'investir cette place sans la moindre stratégie, figurez-vous. Plutôt par simple inclination à la rêvasserie. D'où ce sourire, sans doute assez bête, dans le fond, même s'il vous a paru léger. Vous êtes trop aimable, d'ailleurs! Cet élan zygomatique... Bah! Il devait être fâcheusement trop prononcé, encore, outrecuidant, même, pour oser vous interrompre à l'instant dans votre voyage au temps des Lumières. Il est pourtant d'humble portée, vous savez? Comme un simple mais sincère bonjour de la tête. En tout cas, il ne saurait jeter une ombre sur ces pages qui semblent vous captiver. Je ne le connais pas ce livre-là. Juste un bien vague souvenir de cette histoire. Cette malheureuse Julie, morte, je crois, d'avoir trop aimée ce fieffé Guibert aux stratégies multiples,jusque dans l'alcove... C'est cela? Sentiments profonds en ombres et lumières, et toujours dans ses masques d'époque, évidemment. Mais, j'en jurerais, vous-même, à l'instant, en feuilletant cette fameuse correspondance, vous partiez d'un plus beau sourire - oh, que oui! - celui des bienveillantes tendresses, des douces connivences, peut-être pour une confidence, ou une révélation, je ne sais... Une phrase, l'écho d'une sarabande ou d'un rondeau au clavecin, sans doute? J'y vois toujours une invitation à la rêverie à bon compte - mieux qu'une rêvasserie! - et puis... tant pis pour la stratégie, après tout! Ce Guibert, au fond... quel bellâtre, non? Ah, vous le prenez, finalement, ce volume... Alors, si nous allions prendre place? La table nous attend... Permettez-moi de vous inviter.



E.G:
Enfin une terrasse ensoleillée (rappelle-toi nos pieds gelés, nos têtes échauffées en hiver sous le plastique à tout vent), je commande direct un coca pour toi, moi j'hésite, demande pour moi.

AnnaO etc. :
A- Une chose mi smouchi mi punk s'il vous plait avec des couleurs lumières.
Vous me comprenez c'est pour qui vous savez...

B- Oui tout à fait, comment pourrais-je ... ne pas ...
Façon étoile ça vous va ?

A- Parfait, merci.





E.G:
"Perchés sur un cerisier, la bouche et les mains pleines."
Parlerons-nous des pieds ? des bras ? des... ?

Guardiola :
Bonsoir Emmanuelle,

Alors si je dois compléter la question et que ça rime: des têtes malsaines?
Sinon, si c'est une question plus ouverte je dirai:
Nous parlerons de comment on fait pour avoir de l'eau de vie cherry (sans virgule!)! Nous parlerons du vertige de rire sur un cerisier, malgré que ça empêche les oiseaux d'approcher leur festin. Nous serons, tant qu'à être civilisés, de véritables épouvantails humains. A chaque question, tu me couvrirais d'une paire de cerises et à chaque réponse j'en ferai autant, frisant suivant mes choix d'accrochage, la paire de baffe...





E.G:
Tu répondais à ma 1re question :"tout de go là.. sans fioriture littéraire, évidemment pour moi, cela serait au jardin des Tuileries devant un des deux bassins ! va comprendre !"
Ton "va comprendre" me pousse -tu penses bien !- à te demander pourquoi les bassins des Tuileries. C'est peut-être l'endroit de Paris où l'on voit le mieux le ciel.

Soleildebrousse :
Elle m'a demandé le pourquoi du Jardin des Tuileries.
J'aurais pu lui dire qu'il suffisait qu'elle relise un des mes anciens textes, un de mes tout premiers textes. Peut-être y aurait-elle trouvé une réponse. Et puis non, je me suis dit qu'elle valait bien mieux que cela, cette femme, à laquelle le temps semblait avoir fait faux bond. Je regardais encore ce visage juvénile, comme figé dans une douceur presque palpable et j'en arrivais à soupçonner les uns et les autres de vouloir en permanence y laisser glisser leurs mains, comme ça, juste pour savoir si oui, elle était bien vivante. Je me suis dit que le jardin des Tuileries lui irait bien. Il y aurait les frondaisons qui viendraient jouer à cache-cache avec ses taches de rousseur, il y aurait les bancs de métal qui au premier contact -qui sait- feraient se rétracter nos peaux et contracter nos cœurs un peu étonnés de se rencontrer là, dans le jardin, qui cette fois-ci ne serait pas un jardin de glace mais simplement un jardin d'amitié un peu irraisonnée comme nous les femmes, nous savons l'être si souvent. Folles que nous sommes à vouloir toujours sonder les âmes avant de nous y noyer. Oui, le jardin. Car en cette saison, on y trouverait les tout petits enfants et je la savais mère, on y croiserait les tout jeunes amants et je la savais maîtresse sans bien savoir pourquoi, et enfin parce qu'on y croiserait les vieux et les vieilles qu'un jour nous deviendrions et qu'ainsi j'espérais que dans sa mémoire elle y conserverait à jamais associés - le lieu prestigieux et l'idée même de ce qui serait arrivé, là, ce jour- là, entre elle et moi.

17 avril 08

 

 

E.G:
Nous voilà assis ou debout dans la Drôme, je te laisse le choix de la carte.

Hervé Pizon :
Au Domaine de Cabasse, je commande d'autorité un vin rouge du domaine éponyme, une série limitée, "La cuvée d'eux", si possible dans le millésime 1999, pour accompagner un lapereau aux truffes et au romarin, mmmh. C'est tout ! Nous devons parler, non ? Et une tarte aux pistaches, peut-être ? Et un café, serré, et une cigarette. Si nous en avons le temps, oui prenons-le, sans carte, dans l'enclave des Papes (Vaucluse) ou dans la Drôme, allons déguster des huiles d'olive, et flâner un peu dans la ville haute de Vaison-la-Romaine... et chanter dans le théâtre antique, dis, tu m'écouteras n'est-ce pas ?





E.G:
myspace engendre fulgurance, enthousiasme, déprime,
voire colère, indifférence, etc...
tout ça assez brutalement et sans avertisseur !
Parfois nous provoquons les rencontres ailleurs,
ouf, vacances indispensables à mettre les mots lus
sur un visage.
Pourrais-tu me parler de ton travail en cours ?

L.Sarah.D :
Mon travail en cours ? Il faut remonter l'historique car il est lié à ce site- J'ai exposé quelques photos du désert et personnages accompagnés d'un texte au bas de chaque photo, un peu comme un roman photo- De fil en aiguille, je me suis retrouvée avec une somme d'intêrets, de questions, d incarnations qui se posaient à moi et m'incitaient à aller plus loin,autrement- Les retours des internautes, retours plutôt
enthousiasmants, m'ont confortée dans cette idée- C'est une tentative, une proposition multiforme que j'ai nommée "FAUTE AU ROMAN" et en réalité, c'est une déclinaison de mon roman écrit, commencé depuis un certain temps que je dois reprendre après ce travail-
Mon personnage féminin traverse le "film", le roman écrit, les textes du blog, c'est le même personnage-
Ce travail est au carrefour de la vidéo expérimentale, bien qu'il n'y ait que des photos, pour la plupart saturées, pas forcément esthétiques ou jolies, de l'art contemporain, de la littérature, pour la forme, et pour le contenu, c'est la difficulté à être au monde lorsque vous venez d'un chaos, qu'il y a faute
au roman parce que votre histoire familiale, liée à la grande histoire, émerge d'un chaos et de ce chaos, il faut en faire quelque chose- Il n'y a pas le choix- Evidemment, c est un roman. de l'Histoire- C'est lisible presque comme une BD, mais je ne sais pas vraiment ce que je fais, si je le savais, je n'aurais pas la nécessité de le faire- C'est après que l'on comprend, une fois le travail terminé, que l'on a les
clefs- Ce sont aussi les autres qui vous donnent les réponses, les personnes qui vous donnent des retours font partie de mon roman, ils participent au roman, sauf qu'ils sont invisibles mais ce sont eux aussi qui font ou défont l'histoire, c'est la part de leur
imaginaire qui agit sur le roman- Le challenge était aussi d'utiliser une matière photographique que j'avais déjà et de donner une autre histoire à la temporalité des photos, un autre regard- Ce "film" sera un working progress, il dure pour le moment autour de 25mn, mais je souhaite le poursuivre- Créer un objet artistique sans moyens, un "Arte povera" fait de bouts de ficelles- Le montage prend du temps car il n'est pas facile de trouver des monteurs professionnels sans moyens financiers- Chaque artiste qui crée est travaillé par une ou deux questions déclinées sous différentes formes, mais le contenu est souvent récurrent- Et puis, il y a la constatation commune à tous : Le monde tel qui l'est ne me convient pas, voilà celui que je propose- Ce ne sont que tentatives d'exprimer un monde possible- Des maux d'amour-

 

 

link (commentaires myspace)

 

 

 

 

 

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Published by emmanuelle grangé - dans interview
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