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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 12:46
Quand je les vois partir aux hamacs, aux murs réchauffés par mai,
je croque le radis en entier.
Des racines adviennent,
des spectres sans toit.
La minute viendra
celle qui ne sera jamais
comme l'autre passée.
Bourre la tête,
délivre les pieds mêlés,
évide le trognon,
oh une pomme au four enrobée de cannelle et de girofle !
Les stades encore, Dieu comme une superstition,
la Terre qui se déplace, un bras sorti des débris du cyclone,
la conscience toujours la mauvaise,
maudite caboche qui voudrait se reposer
à l'ombre d'une pyrogravure russe,
mais tout m'est déraciné,
tout est si vaste.
Nageuse.

 

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Published by emmanuelle grangé - dans à vous
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commentaires

Edouard 22/05/2008 10:32

je ne me lasse jamais...tu es si belle et surprenante; bonen journée à toi

patrick FORT 21/05/2008 17:24

Heimatloss.
Magnifique, des images fulgurantes magnifiées par ton écriture.

soleildebrousse 18/05/2008 21:15

Tu vois, je relis.
Voici de nouvelles images.
L'été sous l'arbre, deux corps - l'un allongé sur les genoux de l'autre. Les yeux rêveurs et ailleurs. c'est l'été et sa légèreté.
Je languis les saisons. si fort, si fort.

Karine 17/05/2008 04:09

"mais tout m'est déraciné,
tout est si vaste.
Nageuse. "

Superbe!

marina 16/05/2008 21:51

Nous sommes tous hésitants entre ravissement de printemps et spectres sans nous.
La vie l'emporte toujours. Notre vie et ses pommes au four. Merci de ce très beau texte.

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