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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 22:47

Taire, lâcher, retaire, prendre sur soi,


détacher les ongles en deuil après taillage des épines,


remuer le ménage des bestioles d’hiver,


souffler sur  l’anglaise qui accroche le cil, gratter,


les bottes caoutchouc du père dans la Lüneburger Heide,


râper la betterave dans le bortsch,


rouler les quenelles de foie,


allumer  le chandelier,


nous sommes convenus de célébrer le 20 novembre prochain,


noces de bois qui fumeront la porcelaine


et le lard de nos artères,


Trümmerfrauen
einfach im Sinn, Wahnsinn, da bin ich immer wieder, mal à la Kopf,

weder noch, schwimm,  Schwan,  lange Weile auf dem Wannsee und schrei,

dicköpfiges  Huhn !

 

tant d’amour

qui seul laisse sillon dans les draps

le cou dans tes cheveux

le vantail entrouvert

serre nos mains chaudes

il coule entre les peaux

une senteur de nuit.

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Published by emmanuelle grangé - dans la nuit
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commentaires

Hime 12/11/2009 11:15


Je comprends mieux pourquoi je me sens si vide.
Je mesure l'ampleur de ce que je veux,maintenant.


Stipe 05/11/2009 13:21


être l'amant, l'amoureux, l'enfant, le favori d'une femme qui écrit si bien les mots.
se savoir poétisé, rimé, synonymé, couché sous la plume.
et se resservir un verre de cet alcool qui brûle les coeurs.


Thierry Benquey 04/11/2009 10:24


Un beau texte, mélancolique et doux. Trümmerfrauen im Sinn... Le souffle m'échappe, geraubt von der Schönheit des Satzes, der Gedanken, der Bilder damit verbunden.
Sourire. Dicköpfiges Huhn... Je pourrais bien t'imaginer ainsi. Le menton éffronté pointé vers l'interlocuteur. Rire.
Amitié
THierry


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