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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 12:27


Eau froide, eau chaude à tous les étages, le mélangeur dégueule de calcaire dans cette petite chambre d'Amérique du Sud. Moites les draps à déplier le duvet hors saison, branlant le sommier de fer. Un hélico tourne au-dessus de la forêt, la preuve, je l'entends, la gestation n'en finit pas, de mois elle est devenue ans, enfin les yeux médiatiques un peu moins fermés sur la morphologie féminine, quelques éléphantes ont mis bas depuis tout ce temps.

A Paris la petite histoire se prolonge, aucun jour qui ne se lève sans l'autre ou sans son absence, ce qui revient au pareil dans l'antre confiné. Les infos diffusent, et bientôt l'été, d'ailleurs qui se souvient du printemps ?

Je glisse dans l'infiniment petit, rien ne soulage sauf l'éclosion du rose dans l'hortensia qui se prend pour un lilas. Je m'y prends, à brasser l'océan qui n'a jamais été tiède.

Par votre silence, vous prenez toujours ma nuque, le cerveau convole, nous nous balançons en pointe et en aplat, rideaux tirés, nous esquissons des pas de deux, nous transpirons d'aise, et de découragement plus tard si conformes au paysage, si grands et vains. Toujours pour toujours, dites-vous ? Parfois les pales lancinantes assourdissent, je ne vous comprends guère.

 

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commentaires

hervé pizon 27/06/2008 12:02

JE COMPRENDS.

Thierry Benquey 20/06/2008 12:41

Et que cela se poursuive longtemps pour notre plus grand plaisir
Thierry

Patrick 19/06/2008 15:49

je retrouve avec délectation cette phrase superbe, brutale et douce, pleine de lumière et de musique.
Tu dis l'indicible, l'absence et tu as des métaphores que l'on aimerait avoir écrites.

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