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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 15:10
Il n'y a rien et je ne vous le laisse même pas
-berceuse !-
Ce rien d'inaudible
à l'accroche des oiseaux du petit jour
Une fois il adviendra
ce que je ne vois guère
une trapéziste cambodgienne
un grand-père Nicolas-Samuel
des enfants, mon Dieu, des enfants !
Ci-gît ce rien sans joliesse sans trompette
une tulipe
dans ce cimetière là-bas que je nomme mien
-comme si d'une mère-langue je ne pouvais décrocher-
où tu rejoins mes lèvres.
Je ne sais qu'embrasser
mais dans le cadre de la fenêtre
que d'engrain disparu !
Il n'est rien de seul
que le bras de la femme dans la rue
qui m'enserra
cet hier
et l'inconsolation.

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Published by emmanuelle grangé - dans allez - des poèmes
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commentaires

Gondolfo 07/01/2009 14:07

c'est beau
belle nouvelle année :)

stephanie gaou 07/01/2009 12:04

Il n'est rien de seul... voilà qui clotûre une si évidente tristesse

Karine 05/01/2009 16:45

Toujours ce style qui me plaît.

hervé pizon 05/01/2009 14:52

j'ai relu ton texte Emmanuelle, si ample au fond et elliptique : ça va de "l'être et du néant", aux signaux que l'on ne perçoit pas sans trompette de la renommée, en passant par la solitude dénuement et la paix à accueillir, ou encore la nécessité d'unir, joindre, apaiser...

Une Ville Un Poème 05/01/2009 11:20

Charmant poème...

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