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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 18:02
D'odeurs déjà narrées je n'abuserai même si l'inextinguible se fout bien de la santé.
J'ai dormi des heures, des heures. En hibernation, je travaille en cette solitude qui fait mine de vie. Il serait si pratique, distant de dire elle ! En aveu je n'ai rien à dire, parfois une absconse, lumineuse plaidoirie, parfois même, allez, un élan poétique !

Le goût de la pensée, y revenir, même pas obligée de cacher mes lectures, elles m'ont tant isolée du vacarme ambiant. Je voudrais oublier, me laver d'hier ; je plante des étoiles à la voûte pour tous les disparus empêcheurs de tourner en rond qui me murmurent de la ténèbre et me réchauffent les épaules.


De neuve une peau encore plus douce

Je t'entendrais la sentir

- tiens, il neige-

Faire ce bout de chemin qui me porterait à croire que tes mains

Dans la pièce proche à côté

N'ont de cesse

Que la douleur n'est qu'invention

A ressasser l'éternité

A ne pas prendre pour moment comptant

Nos hanches

Sur le pavé

Toi, mais où donc ?

Feu...

Sur le bouleau, les feuilles s'argentent

Les racines se consument

Comme ton souffle m'apaise...

En la digue, les yeux larmoient de vent

Soliloque.

 

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Published by emmanuelle grangé - dans à vous
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commentaires

Karine 10/02/2009 14:14

J'aime beaucoup ton texte, Emmanuelle.

Edouard 09/02/2009 14:09

Tes soliloques ne sont pas à poussières, Emma.

stephanie gaou 08/02/2009 19:23

Un silence comme plus beau compliment...

Thierry Benquey 08/02/2009 09:07

Ebahi par les empecheurs de tourner en rond qui murmurent de la ténèbre.
Tu écris comme un souffle mais la lecture est fluide et cristalline.
Amitié
Thierry

hervé pizon 07/02/2009 19:51

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