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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 23:13

Enfant, toi

qui jamais

ne criais ni ne tendras les bras ou la bouche

au sein,

qui ce matin-là savais

outre mille voix sourdes

le rire

le réconfort

bleus fatals

tu me disais, bonhomme,

aujourd'hui je le sais

bonhomme de ma vie

enfant de neige disparu

comme je grandis !

 

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Published by emmanuelle grangé - dans allez - des poèmes
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commentaires

Christian 11/03/2009 13:09

pouvoir et savoir dire ainsi, de si douce et forte lumière de tes mots en ces très belles lignes, cette tendresse là, infinie, de plein amour au plus vif, au plus profond... Je t'embrasse.

Hervé PIZON 11/03/2009 12:15

aussi loin que s'en souviennent oreilles, yeux ou peau, et de tous les hivers et toutes les saisons -passées et à venir- j'entendais, je vois, et je sentirai l'Enfant, toi

Thierry Benquey 11/03/2009 10:47

Un texte magnifique plein de mélancolie, de tristesse, de joie et d'amour. Bonhomme enfant de neige disparu. Cette phrase me glace et illumine mon coeur tout à la fois. Tu sais pourquoi. Je t'embrasse. Thierry

stephanie gaou 11/03/2009 10:36

Simon, prénom doux à mes oreilles, si j'avais eu un enfant, je crois que je l'aurais volontiers doté de ce prénom... Et puis, tes mots, qui coulent comme une évidence, je viens en sanctuaire ici, et j'y trouve lumière, et repos, je t'embrasse (c'est bien comme ça aussi la présentation, j'aime beaucoup)

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