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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 10:35

J’avais un ami, grands yeux, large bouche

Il montait à cheval                  

il participait à des concours hippiques

Parfois sa bombe volait comme la queue de l’animal

Et roulaient dans l’arène

(au diable les sujets !)

Je montais à cru

Je me démis la colonne, grande bourrique que j’étais

Qu’importe

Dès la cloche cajoleuse du lycée

nous tirions des bords sur les lacs

La toile remplaçait le crin

Le sable, la sciure, moult grains de folie drossaient nos fronts

Lorsque les vents se taisaient, nous parcourions le monde,

cul mouillé, mains engelées, cœur muet, mal assis tremblant

Lorsque se turent les vents, nous eûmes 18 ans

chacun un train et pas un mille oublieux de nos yeux vairons.

 

 

 

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Published by emmanuelle grangé - dans à vous
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Hime 06/10/2009 12:40


Encore une fois un texte sans embardées, je trotte pour toi!


stipe 05/10/2009 10:17


concourt et pique, au diable les sujets puisque tu as le verbe angélique.


Thierry Benquey 04/10/2009 11:01


Sourire et au diable les sujets, les compléments d'obje(c)t(ion).
Lorsque se turent les vents, s'en allèrent les enfants...
Amitié
Thierry


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