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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 15:32

 

 

 

 

Le corps est étranglé à la taille, une ceinture large doublée de gros grain.

Ce que l’on voit en premier.

Puis Les bras gracieux, nus. Un décolleté en arrondi. La lumière directe estompe les salières.

La jupe est longue jusqu’à dessous-mollets, on devine les jambes nues, le vent dans la jupe à plis.

Les chaussures sont souples, tressées peut-être, des ballerines, elles ne pourraient être autres, ou la jeune femme poseuse, souffrante ce que je ne devine pas de cette photographie.

La chevelure attachée en un chignon souple semble blonde tant le soleil l’inonde. Peu importe la couleur, le front qui s’en dégage est souriant, haut, inondé. Les yeux plissés, forcément. La bouche large.

Il y a ce mystère de l’instant, à quoi pense-t-elle, à quoi, à qui se prête-t-elle, où, sur ces marches qu’elle descend ?

La femme est droite qui ne pense pas, à cet instant, qu’elle se couchera grise, pleurée, regrettée.  Un jour. Qui pense à la mort sauf nous baignant notre front, nos paupières à la lumière comme à la première fois ?

 

 

 

  

  

 

 

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Published by emmanuelle grangé - dans sans
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commentaires

Sybille de Bollardiere 12/08/2013 18:27

C'est terriblement beau comme cet étranglement qui descend les marches et nous saisit à la dernière ligne. Beau comme cette silhouette que l'on devine derrière les mots d'Alain.

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