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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 12:33

 

 


De l’amour         

 

 

          La rapidité puis la lenteur me seraient données


Ton profil et ta joue me seraient tendus à les toucher

 


Tes mots un jour furent écrits, de pleins tu me contins


Je vis le Solognot et la dame Diane, l’ours je te contai


A même les asperges tiédies tu m’offris  la langue


-en cuisine, je n’ai aucun humour ni pense-bête recette


sauf mes sourires propres affabulés de zestes de terre et d’air-


que je décline en unique mystère une fois et pour toujours


   Celle-là qui m’emplit de courage peu commun


à drosser, virevolter tous les étals étangs


-là, notez, je m’efforce de retourner dans les marais-


Tu m’encourageas à dire, je le dis sans aucun ordre à toi de nous


J’avouai non pas une défaite dans le délié de mon écrit


mais une abdication dans l’indicible de nos gestes


Je pris pourtant mon élan, une fois, deux fois, en vain


L’impression si charnelle me laissa de flanelle


vrillant tous mes projets de caractères


J’essayai de jeter à tout-va la moindre radicelle par la fenêtre


   Celle-ci me revint comme dans les contes aborigènes


-un boomerang, un boomerang, de Dieu !-


se planta au mille du plexus


Je t’avais dans la peau


          vif et insidieux


   Cela depuis l’ennui qu’on fait croire aux enfants.

 

 

 

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Published by emmanuelle grangé - dans à vous
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commentaires

Callivero 27/02/2010 10:13


Oui, dans la peau, cela arrive...


Thierry Benquey 26/02/2010 08:04


J’avouai non pas une défaite dans le délié de mon écrit
mais une abdication dans l’indicible de nos gestes

Quelle belle phrase. Elle m'a évoquée un souvenir d'enfance, mon étonnement devant la finesse d'un petit cheval de cristal. Merci mon amie. Je t'embrasse.


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