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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 15:10

 

 

Le jour raccourcit, me disais-tu

 

 

Il fera jour demain et un peu moins le lendemain

Mais la nuit,  je la voyais tant, à la gouge à la pointe sèche,

qui flamméchait  cet octobre de pleins et de déliés

Je parcourais un corps et une Internationale sans fausse note

révolutionnaires ainsi beaux

chuchotés, diserts

Il me semblait bien qu’en ma place

à la chute de mes yeux vibrait une paille froissant tes cils

Il m’apparaissait dans la déjà presque fraîcheur de saison

à  la pointe de ma langue une note vibrato, la tienne

un peu la mienne, enfin ensemble frôlés,

d’autres éparses, chevelues, imberbes, des bleues, des glauques,

telles jaillissaient-elles, les ombres, se gonflaient du seul ru de leurs artères

et recrachaient-elles par leurs ouïes toutes les mouches gobées

dans nos assiettes où le beurre fondu avait peu de prise sur la truite arc en ciel

En ta main la mienne

en la fin de chandelle une ultime surenchère

Pourtant tu me dis encore un mot

moi un autre

et les ombres murmurèrent

sur le registre ouvert

Tant d’étoiles bombaient nos torses douloureux.

 

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Published by emmanuelle grangé - dans à vous
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commentaires

lilas kwine 22/10/2010 11:01


Fin de texte, il est 10H59 en octobre. Je suis bouleversée.
Merci ( et j'espère que tu vas bien )


Stipe 20/10/2010 12:55


quand je pense que je n'y serai pas...

Emmanuelle, tu as l'octobre toujours printannier.


librairielesinsolites.tanger 19/10/2010 22:49


Quand je pense que toi, la flamboyante, tu seras là, dans mon petit nid tangérois, j'en frémis. Le mois d'octobre t'inspire... Ce texte est superbe... Je te prends dans mes bras. S.


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