Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 16:12

Comme une journée sans pain traîne la phrase d’un exercice quotidien à l’aune du labeur « écriture ». De quoi et comment, le pourquoi restant bon dernier, peut-être...


Je lis mille textes, non, je les survole pour la moitié et y reviens parce que, au bout du compte, seuls deux, trois accrocheront mon œil, et chacun de savoir que, là où brille l’œil, la tombe de l’émerveillement n’est pas loin. Toc, me direz-vous, voici une parole d’écriveuse. Bing, dirai-je, le banco avec lot de consolation à la misère des mots n’est pas loin. Très prosaïquement et sans larme usurpée, je vous dirai d’aller voir en mes liens les fameux bancos. Ils sont nombreux. Pourtant à chacun, et mon temps est compté, je dédie le rentre-dedans qui me fit, une seconde, une éternité, croire au Mot, en l’écrit, en cette époque où l’oral est bafoué et le coup de poing, de mise. A tous.

Je dis « le Mot » par pudeur infinie, par discernement  de la personne de l’auteur.

Je vous dis merci pour la rencontre de vous, les chercheurs de mots, les infatigables, les crevés, les démoralisés, les pauseurs, les sprinters, les verts, les moroses, les mordorés, les fauteurs de goût du jour, les marcheurs...

La coupe n’est jamais pleine ni exhaustive. Sélective. Plutôt revoir « Le ruban blanc », lire, relire le Poète (là, nous discuterons de nos tris !) que se faire traîner à « 2012 » ou à acheter « Un roman français ». Joyeux ou sombre dimanche marcheur à vous !

Partager cet article

Repost 0
Published by emmanuelle grangé - dans à vous
commenter cet article

commentaires

Edouard 22/12/2009 11:40


Il y a aussi les râleurs et colériques à leurs heures, j'en connais un rayon...bien que je me sois zénifié quelque peu...affadi presque ! :-)


hervé pizon 29/11/2009 00:53


je n'avais pas vu ce texte, mais je m'en souviendrai.


soleildebrousse 24/11/2009 11:33


J'ai lu.
Et les tiens et les commentaires.
Et les mots derrière les paravents.
Je m'échappe pour vivre mes mots.
Pas pour fuir ceux que j'aime.
Tu en fais partie.


emmanuelle grangé 24/11/2009 11:45


nos échanges se croisent, et c'est comme si tu étais là, mais en moins bien qu'en face à face, peau à peau. bientôt, n'est-ce pas ?
je te suis.


christian B. 23/11/2009 14:07


Il me vient volontiers en tête le déroulé-enroulé du ruban des mots façon Queneau:
"C'est en écrivant qu'on devient écriveron;
et c'est en lisant qu'on devient liseron;
mais seuls les liserons deviendront des écriverons."
Sans doute.Quoiqu'il en soit,
Ici et ailleurs,
vers le Mot qui toujours accroche tant,d'éblouissements en découvertes,
vers toi, grâce à toi,
on marche,...et pour ma mince part "liseronne", sans hésiter, je n'en finis certes pas de marcher.
Elle n'en finit pas de toucher, et vivement, cette générosité en si bel oeil sur pages, et d'encre, et de voix de toi... MERCI!


emmanuelle grangé 24/11/2009 11:10


je ne me répète jamais quand je dis que tu me donnes courage et ouvre l'horizon, cher Christian.


Thierry Benquey 23/11/2009 10:55


Des mots, oui. La sagesse pioupioulaire dit : seuls les écrits restent,c'est vrai, ils restent comme des restes des souvenirs blafards de la vie qu'ils avaient autrefois alors qu'ils étaient
l'oral, alors qu'ils étaient pensées dans quelques replis chauds et dorés d'un cerveau. La vie n'est pas l'écrit mais écrire la vie a bien des charmes, la lire aussi. Parfois le combat entre l'oral
et l'écrit me fait penser à celui des nomades et des sédentaires, un combat inégal et pourtant jamais gagné.
Seuls les écrits restent, est-ce comme pour les dinosaures, un squelette, une architecture dépourvue du chaud et du rouge, de la pudeur d'une peau qui bouge ?
Le wannabe conteur et écouteur en moi ravale enfin sa frustration pour avouer que sans les écrits, il n'aurait jamais pu entendre tes mots car il les lit souvent à haute-voix et puis jamais tu
n'aurais pu entendre les siens...
Merci pour cet hommage à tes liens dont je connais les mots pour un grand nombre et merci à eux d'écrire car seuls les écrits restent.
Amitié.
Thierry


emmanuelle grangé 24/11/2009 11:08


alors, j'attends ta voix sur des textes, non pas celle appliquée d'un qui se voudrait parfait diseur, mais celle qui est tienne. Chiche ? OK !
ton commentaire est MAGNIFIQUE. merci, cher Thierry.


Présentation

  • : chantier traverses emmanuelle grangé
  • chantier traverses   emmanuelle grangé
  • Contact

Recherche