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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 13:01

 

 

 

 

Il demande, tu fais quoi, où, quand, je réponds, là, de ci, toujours. Non, je me tais, j’aurais dû répondre, comme toi, je concocte un produit à effet différé, tu vois ? Il aurait répondu, ouais.

Je ne fais pas toujours, je lambine sur un mot que je ne trouve pas toujours, ne parlons pas de l’idée, elle précède le mot que je ne trouve pas, certes, elle ahane comme certains matelas, non, pas matelas, sommier, oui, sommier, c’est ça, tu vois quand tu veux et que tu ne déroutes pas ta concentration sur une abeille (une guêpe ?) entrée tu ne sais comment en ton ante, qui butine ton idée, tu peux et ne prétextes plus la langue allemande qui chamboule l’ordre de la phrase française. Où en étais-je ? À une joie, voilà, mot féminin singulier pas commun, on ne trouve pas une joie tous les jours sous le matelas ou on ne la voit pas à cause du petit pois, du bas de laine.

 

Hier j’ai ressenti une joie, j’ai senti une joie venir, j’étais assise sur les rochers sous les yeuses, j’attendais que les vagues chatouillent mes pieds, Cordouan était dans la brume ; demain il pleuvra de quoi rafraîchir les boutons du rosier sur la terrasse, défroisser le vert des fougères, nous embrasser encore.

 

 

 


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Published by emmanuelle grangé - dans sans
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commentaires

l e b A b e l 12/04/2014 15:23

Je me souviens d'une semaine à Banon, bel et vieil appartement à quelques centaines de mètres et de marches du Bleuet. A. traduisait un auteur serbe retors. Entre 'cabane, cahutte ou baraque', il
fallait choisir, l'été avait beau étirer les heures, le débat fut tranché à la serpe, au final, au soir tombé.

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